L'architecture des temples bouddhistes japonais (ji ou tera) est un art millénaire caractérisé par sa symbiose avec la nature, ses structures en bois monumentales et ses toitures impressionnantes. Importée de Chine et de Corée à partir du VIe siècle, elle s'est adaptée au climat de l'archipel pour devenir un style unique et hautement technique. Le temple Kiyomizu-dera est célèbre pour son immense terrasse en bois construite en surplomb de la falaise, entièrement soutenue par de monumentaux piliers imbriqués, sans aucun clou. Style architectural Wayō : style bouddhiste purement japonais développé à l'époque de Heian. Structure suspendue sur pilotis, bois brut, patiné par le temps et non peint. Le temple Fushimi Inari-Taisha est du style Nagare-zukuri : style shinto caractérisé par un toit asymétrique très prolongé vers l'avant. Il se caractérise par la présence d'un sentier de 10000 toris, créant un tunnel menant au Mont Inari. Ces portes sont en bois laqué de couleur vermillon (shunuri) protectrice. Le Palais impérial de Kyoto (Kyoto Gosho) est quant à lui de style Shinden-zukuri/Shoin-zukuri : style résidentiel de l'aristocratie Heian et de l'élite. Il se caractérise par le Hiwadabuki, des toitures massives en couches d'écorce de cyprès.